Mon premier stage sur circuit avec BMC et Mag’Motardes : “J’ai touché la berque” !

Décision prise le 5 janvier 2018 : faire un coaching sur piste avec Lydia Truglio Beaumont, Mag’Motardes, dès que cela sera possible.

Partenaire de Nova Moto depuis des années, Lydia propose un accompagnement personnalisé depuis qu’elle a obtenu son diplôme d’état d’instructeur moto. Je n’avais pas encore osé franchir le pas. Ceux qui connaissent l’histoire, sauront pourquoi à ce moment, justement. Parce que l’on regrette toujours de ne pas réaliser ses projets. C’est exactement ce que j’ai ressenti à ce moment précis. Pas le jour même, juste le lendemain, le fameux “mince, j’aurais dû…” qu’on connaît tous.

Un stage sur circuit, mais avec qui ?

Moi qui ne suis pas une téméraire, j’ai besoin d’un cadre sûr, précis. Condition sine qua non pour me lancer.

Lydia est partenaire de BMC (fondée en 2011 -tiens, comme Nova Moto- par Fred Baeza, Adrien Morillas, William Costes) depuis le début et en vante les mérites de sérieux et de fiabilité depuis tout ce temps. Un petit message à William Costes cet été avant de cliquer la validation du paiement (oui, il faut aussi casser la tirelire, forcément) : n’ayant aucun niveau, me lancer dans un stage, est-ce bien sérieux , est-ce bien pour moi ? William me rassure, évidemment c’est adapté aux tout débutants, même plutôt recommandé, me rassure-t-il.

Clic et go pour le coaching personnalisé de Lydia

Après le stage, je booke mon coaching avec Lydia (re $$). Nous sommes partenaires, non ? Alors justement, faire vivre de temps en temps ses partenaires, c’est un juste retour de la visibilité exceptionnelle qu’ils peuvent nous offrir. Comme eux aussi passent le message vers les marques qui les accompagnent.

Bon, bloquer l’agenda, même si ce n’est pas simple, est encore la partie la plus facile à maîtriser, en tout cas pour moi !

Le choix du Vigeant

Les circuits très rapides m’impressionnent et je ne me sens pas du tout le courage d’y poser mes pneus. J’avais eu l’occasion de faire quelques tours dans le cadre du partenariat avec le Team 18, même le privilège d’y essayer la S1000RR en 2012 -au ralenti, à 6 semaines des 24H du Mans d’ailleurs !

Qualifié de très technique, il me rassure car dépourvu de très longues lignes droites, et du coup j’y avais déjà quelques repères, humains, primordiaux pour moi.

D-Day !

Ces 11 et 12 septembre 2019, après une belle traversée par la route depuis l’Alsace, moto et motarde ne pouvaient être que “chauds” pour aborder ces deux jours.

L’objectif personnel : apprendre, progresser, accepter de me laisser guider. Et prendre du plaisir surtout.
L’envie de découvrir la moto différemment car même si j’avais déjà eu l’occasion de rouler un peu sur circuit (journées MC Amazones avec les conseils des copains pistards adorables et super dévoués, FFMC, Girls only MO Motorrad il y a plus longtemps, j’en suis toujours sortie avec la conclusion perso que ce n’était pas pour moi. Et surtout le sentiment de liberté absolue et de soulagement en reprenant la route retour.

L’idée de la présence de Lydia à mes côtés, même si sa priorité aujourd’hui -comme sur ces 2 jours- est de rouler un maximum pour elle-même et de s’approcher de nouveau de son meilleur niveau de pilotage, fut un élément décisif et rassurant.

Stage BMC, le déroulement

Acte 1 : l’administratif, la décharge, la personne à prévenir… démontage des rétros, sécurisation des optiques, clignos.

Acte 2 : le transpondeur. Premier contact, que j’aurais préféré éviter, le petit coup de pression sur le moment, vite abandonné, car aucun formateur ne l’a officiellement évoqué pendant les ateliers. J’avais décidé de l’occulter gentiment sur la fourche de ma Kawa jusqu’au bout. Comme l’équipe BMC le répète régulièrement : les bons gestes d’abord, qui impliquent les bonnes trajectoires, qui améliorent immanquablement la vitesse de passage.

Acte 3 : le stage proprement dit, briefing d’abord, suivi de cessions de roulage libres, d’ateliers sur piste et en statique au box. Je ne vais pas tout détailler ici, l’idée étant juste de donner un retour, un vécu personnel, d’autant plus juste qu’il n’y a rien à mettre en avant, la performance étant du reste extrêmement modeste. Décider de faire l’aller-retour de près de 1500 km avec sa moto, c’est déjà se mettre un frein, je le reconnais. En même temps, j’adore voyager à moto, et n’imagine pas un instant procéder autrement. Maintenant en tout cas.

Prendre ses marques, trouver sa place

Le déroulé précis, la diversité de l’agenda, le discours sécuritaire constructif, la pédagogie permanente, précise, adaptée, m’ont permis de trouver mes marques, de me donner envie de me lancer sans pression, sans inquiétude (à ma grande surprise). Le groupe y est aussi pour beaucoup : le contact chaleureux quasi immédiat, la bienveillance a eu pour effet de me sentir en confiance avec ces personnes pendant nos roulages. Un point absolument crucial pour oser se lancer sur les trajectoires, sans avoir peur de bouger une oreille.

Premier ressenti ?

Première inquiétude : 50 ans, aucune condition physique, les rares expériences ont souvent été abrégées par des crampes, et à défaut de l’ennui -les adeptes du voyages n’aiment pas tourner en rond !

Deuxième réserve : crainte des ateliers, l’idée qu’il va falloir -vraiment- faire ce que l’on me demande, impossible de se défiler sous le nez d’un instructeur. Un peu l’angoisse du permis.

Et là ? A ma grande surprise, physiquement tout est réalisable dans de très bonnes conditions. Je pense pouvoir affirmer que si je le peux, tout le monde peut le faire.

Déjà là, même si je suis loin de tout appliquer, les ateliers statiques de position bien étayés d’exemples et de toutes les explications de fond ont forcément contribué à cela. J’insiste sur les explications, habituée aux métiers de communication, j’ai été très impressionnée par l’investissement de chaque instructeur à parfaitement expliquer, décomposer, écouter, et répondre de manière adaptée, personnalisée. Une révélation dans un quotidien ou généralement tout doit aller vite, pour passer au plus vite à la suite.

Et pour le point 2, bien sûr qu’il y a une partie répétitive, mais finalement très bien orchestrée pour être à la fois digeste et distrayante …tout en restant très pédagogique. Je ne vous en dit pas plus, il faut l’expérimenter, c’est le produit BMC. En revanche, je me suis surprise à finir chaque partie, atelier ou roulage libre avec le sourire, ravie de chaque étape, du vécu, du ressenti, ravie de ma moto, faut le préciser : ma Z est un vrai couteau suisse ! Et à chaque fois, avec l’envie de poursuivre, et de progresser un peu.

L’ADN BMC

Petits groupes :
Un point très important à ce sujet, la taille des groupes, 12 élèves en ce qui me concerne, est un élément clé de qualité et de communication avec les instructeurs. Présenté comme l’ADN de BMC.
J’ai été impressionnée par l’implication rassurante, motivante, des instructeurs très expérimentés, pilotes endurance de renom. Une chance incroyable pour une fan de la discipline de les côtoyer ainsi en toute simplicité.

Instructeurs différents, pédagogies différentes
Le choix de BMC de confier les groupes à des instructeurs différents d’un jour à l’autre peut surprendre. Volontairement et par souci de discrétion, je n’identifierai pas les personnes. Ce qui surprend plus, c’est que l’instructeur de la veille se révèle toujours présent le lendemain, à faire des rappels quelques virages plus loin. Même s’il s’occupe d’autres élèves, il garde un oeil sur ceux coachés la veille. L’envie d’accompagner, de soutenir est bien là !
La provoc’ ?
Autre pilote, autre pédagogie, la technique de la provoc’ et du coup de speed est un autre outil de boost. Quoiqu’il en soit, on reprend tous le guidon, en mieux. Bon, je n’ai évidemment pas les 30 bornes de plus sur le virage concerné, conformément à la menace, mais assez pour que je le ressente par moi-même. Et ce petit épisode m’a enfin appris à ressentir le freinage, “détail” ô combien précieux immédiatement mis en application sur la route retour.

Et le coaching de Lydia ?

En toute honnêteté, je ne m’attendais pas à une telle prise en main par les instructeurs BMC, un suivi aussi proche. Alors quelle est la valeur ajoutée de Lydia ?

La première est déjà sa présence et c’est déjà énorme. Je savais qu’il ne s’agissait pas de passer 2 jours non-stop ensemble comme déjà évoqué plus haut. Nous avons beau être partenaires Nova Moto / Mag’Motardes & Lydia Truglio Beaumont pilote depuis près de 7 ans, les distances font que les rencontres en direct sont rares.

Les points clés de la prestation de Lydia sont :

  • Sa recommandation de l’école, qui a offert un cadre parfaitement adapté à mon attente. Le coaching démarre peut-être là.
  • Son regard attentif de pilote et de motard, elle a su corriger des défauts de maniabilité à l’arrêt de ma machine quasiment au premier regard. Détecter, démontrer, enseigner, faire répéter. Isabelle a fait, répété, intégré. #mercilydia !
  • L‘oeil avisé de Lydia permet d’interroger et d’être le révélateur du décalage entre des impressions et les faits, et ainsi de fixer ensemble des objectifs à tenir. Pour un débutant, de nature prudente, le plus difficile est de fixer les repères, les objectifs (ouverture des gaz, freinage). Evidemment, avant cela, Lydia m’avait suivie sans me prévenir, histoire de préparer le sujet, preuve de professionnalisme.
  • Sa sensibilité féminine ou juste feeling ? J’ai beau dire et répéter qu’à moto, je me sens motard, indépendamment d’être homme ou femme. Avec peu de mots, quelques détails, simples et précis, m’ont permis d’intégrer totalement et d’appliquer des éléments transmis par les instructeurs. Conséquence : je deviens naturellement plus mobile sur ma machine. Le roulage libre réalisé ensemble a confirmé l’application, probablement pas parfaite, mais effective.
  • Communication. Notre relation de partenariat, de compréhension professionnelle par nos trajectoires assez similaires, nous permet une communication très directe, sincère, condition nécessaire pour avancer de manière constructive. C’est aussi le prix (moral) à payer pour passer un cap, accepter de n’entendre pas que des compliments.

L’important fut pour moi d’aller au bout de ce projet de longue date, et aussi de mettre en lumière ce coaching proposé par Mag’Motardes. Et il répond parfaitement à mon attente pour une toute première approche. Sans compter le plaisir des retrouvailles avec Lydia dans le meilleur contexte possible. Voir Miss RR évoluer du bord de piste, un régal !

Conclusion : témoignage client only

Compte-tenu de mes compétences en ce domaine, je trouverais prétentieux de “valider” le stage BMC et le coaching de Lydia comme j’ai coutume de le faire pour des accessoires innovants. BMC fête ses 20 ans d’expérience, Lydia quant à elle, a décroché des titres et déjà coaché des pilotes.

En revanche j’offre ici mon témoignage, et le véritable enchantement, à l’instar de la scène où Nemo va toucher la “berque”, c’est vraiment l’image qui m’est venue à l’esprit. Une envie irrépressible de réaliser quelque chose, de très personnel, presque intime comme peut l’être la moto pour moi, ce mélange subil d’excitation et de crainte.

Jusqu’au moment où le contact est pris avec l’équipe. Tout est fait pour mettre le participant dans les meilleures conditions, personnellement j’ai toujours été sûre et zen au guidon -parfois très sollicitée physiquement- la sécurité réside là aussi.
J’en reviens totalement ravie, même au-delà de mes attentes, en terme de ressenti, d’émotion, de plaisir moto incroyables.

L’appréhension du tout début, même de s’engager sur 2 jours, le risque d’être déçue aussi, se sont transformés en “va falloir s’organiser pour y retourner afin de garder les acquis et de les travailler davantage, et surtout de revivre tout ça !”

Retour en Alsace

En attendant, rétros remontés, scotches décollés des feux, plus de 700 km de petites routes nous attendent. Impossible d’imaginer être en statique sur l’autoroute jusqu’à la maison après ces deux journées ! Bon la route fut aussi longue que les départementales voire communales furent parfois étroites, la boucle est bouclée. En attenant la suite !

Quid des accessoires portés ou montés sur ma Kawa et distribués via Nova Moto Le Shop ?

Motoairbag V2.0C m’a accompagné sur route comme sur circuit sur plus de 1900 km, très pratique avec ses multiples poches, et une fixation centrale évite un déclenchement intempestif. Lorsque je progresserai, je porterai le V-Race 2.5 de Gimoto, toujours un Motoairbag 25 litres comme le V2.0C.

SIXS n’est plus à présenter si l’on voit la présence de la marque sur le dos des pistards. Perso je ne porte presque plus que cela à moto depuis 2012.

Les housses de selle confort et grip Tapezzeria Italia ont parfaitement rempli leur fonction tout au long du trajet et sur place. Par précaution, Airhawk est toujours au départ de longues virées, fort utile sur les petites routes bosselées.

CLS Evo le graisseur et les poignées chauffantes CLS Heat nickel pour les trajets au petit matin. Bon, oublier les poignées chauffantes sur circuit et mettre 2 sessions avant de comprendre (non, ce n’était pas l’émotion qui chauffait les mains !) c’est forcément un peu perturbant…

Un mot pour les pneus (Pirelli Rosso III), ultra polyvalents et surtout ultra résistants, car sur les 7000 km environ parcourus depuis le montage, une grande majorité fut sur autoroute (Grenade en Avril, le Dourdou en juillet, et les trajets “utiles” au plus direct comme souvent), et la bande centrale commence à peine à être marquée. Evidemment j’adapte aussi mon comportement en ce sens. Et pendant ce stage, aucune mauvaise sensation sur les changements d’angle. Excellent rapport qualité / prix / sensation, avec même une assez bonne filtration des imperfections de chaussées, la Z n’étant pas une référence de confort ! Traités à l’anti-crevaison Air-Stop, la route s’effectue l’esprit tranquille.

Encore près de 2000 km sans que l’arrêt automatique des clignotants STS Smart Turn n’ait pu être pris en défaut !

Bon, la liste n’est pas exhaustive, un bonheur de rendre une moto plus “intelligente”, confortable et esthétique grâce à ces innovations. La route est un peu mon laboratoire, peut-être la piste ouvre-t-elle d’autres perspectives ?
L’avenir nous le dira, très belle route à tous !

PS – Un petit clin d’œil à la concession Ducati Poitiers, à Bryan en particulier, chez qui j’ai trouvé mon bonheur pour renouveler mon casque, qui avait bêtement chuté d’une pompe à essence dès Beaune. (Désormais, mon casque restera sur ma tête ou par terre !) Grâce à vous, j’ai pu rouler l’esprit tranquille, et ne pas acheter dans l’urgence par dépit. Chers lecteurs, quelques pépites y attendent leur nouveau maitre/esse !

Texte, photos et vidéo : Isabelle Maillet

Ce texte est un vrai témoignage client, sans aucun partenariat avec BMC, je préfère le préciser.

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